Au fil des ans, les conférences organisées par les bénévoles du musée du Vermandois prennent de l'épaisseur avec des intervenants de plus en plus renommés. Vendredi soir, le directeur honoraire du Muséum d'histoire naturelle de Paris, maître de conférences en archéozoologie et archéobotanique, François POPLIN  a évoqué l'histoire des dés à travers les différents millénaires. Dont celle des fameux dés en os de Vermand, exhumés lors de la campagne de fouille de 1972.
Pour mémoire, une nécropole a donné lieu à cinq campagnes de fouilles de sauvetage en 1968, puis de 1971 à 1974, pour un total de 59 inhumations intra muros à Vermand, soit 18 en pleine terre, 36 en cercueil de bois, 2 en sarcophage et 3 vides. 
« Lors de la 3 e campagne de fouilles en 1972, les quatre dés à jouer en os ont été trouvés dans la sépulture numéro 23 », rappelle le scientifique. Après une étude approfondie sur le sujet, publiée en 2011, François Poplin a détaillé la numération des dés : « La plus répandue est celle où la somme des faces opposées est 7. La numération 7 a traversé les millénaires jusqu'à nos jours. Les dés les plus anciens étaient en os d'animaux, comme le bœuf, parfois mais plus rarement en ivoire avec des dents ou encore avec les bois des cerfs ».
Le dé, parfois autre que de forme cubique, se retrouve dans les civilisations plus lointaines comme celles des Étrusques, des Romains, des Gaulois, des Grecs, des Indiens ou encore les Hindous et bien d'autres. La venue des Romains dans le fief du peuple des Viromandui aura donc laissé une trace pour le moins inattendue parmi des centaines d'autres, avec ces quatre dés en os, exposés désormais dans les vitrines du musée du Vermandois.

Conférence de Mr François POPLIN le 21 Juin 2013

Trésorière 2005/2009 

Présidente/ Secrétaire

2009/2017

 du Musée du Vermandois

 

Administrateur du site  Ghislaine PEIFFER
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